Roboam, le fils de Salomon, fut le quatrième roi d’Israël. Il ne suivit pas les conseils des anciens et le peuple se rebella contre lui.
Jéroboam était un serviteur de Salomon. Il était le fils de Nebath, de la tribu d’Éphraïm. Il bâtit des villes et, un jour, en sortant de Jérusalem, il rencontra un prophète.
Celui-ci avait un manteau neuf et il le déchira en douze morceaux. Il dit à Jéroboam : « prends pour toi dix morceaux ! Car ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël : voici, je vais arracher le royaume de la main de Salomon, et je te donnerai dix tribus » – 1 Rois 11, 26 à 39.
Alors Salomon chercha à le faire mourir, mais il s’enfuit en Égypte après la mort de Salomon, Roboam, son fils lui succéda. Mais Jéroboam apprit la nouvelle et revint d’Égypte et, avec Israël, ils dirent à Roboam : allège le joug de ton père.
Mais, il n’écouta pas leurs voix, afin que s’accomplisse la parole du prophète envers Jéroboam. Alors Israël se sépara de Juda et ils prirent Jéroboam comme roi – 1 Rois 12, 20.
Puis, Jéroboam craignit que le peuple ne revienne à Juda. Il fit donc deux veaux d’or; un à Béthel et l’autre à Dan. Il construisit des autels et forma une nouvelle prêtrise – 1 Rois 12, 26 à 33 et 13, 31.
C’est ce que la Bible appelle : LE PÉCHÉ DE JÉROBOAM. On retrouve cette expression souvent dans la Bible – 1 Rois 15, 30; 16, 19; 16, 26; 16, 31, etc.
Cette séparation était une figure de celle qui viendrait plus tard au sein de l’Église, entre les croyants juifs et les non juifs.
Jacob avait prophétisé qu’Éphraïm deviendrait une multitude de nations – Genèse 48, 14 à 19. Le mot en hébreu est : meloh hagyim qui signifie : la totalité des païens.
Le nom : Éphraïm, signifie : celui qui multiplie beaucoup.
Tout comme Manassé, il est né en Égypte, d’une femme non juive. Il fut adopté par Jacob comme les siens – Genèse 48, 5.
Un jour, l’Éternel demanda au prophète Osée de marier une prostituée. Celle-ci enfanta entre autres :
1) Une fille appelée : Lo-Ruchama qui signifie : sans compassion – Osée 1, 6.
2) Un garçon appelé : Lo-Ammi qui signifie : pas mon peuple – Osée 1, 9.
Cela était une figure de la grâce de Dieu qui serait répandue sur les non juifs, tel que l’apôtre Paul a dit dans Romains 9, 23 à 26 :
Dieu a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire? Ainsi nous a-t-il appelés, non seulement d’entre les Juifs, mais encore d’entre les païens, selon qu’il est dit dans Osée : j’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas la bien-aimée; et là où on leur disait : vous n’êtes pas mon peuple! Ils seront appelés fils du Dieu vivant.
Éphraïm fut déporté en Assyrie. Ceux-ci avaient l’habitude de disperser ceux qu’ils avaient conquis un peu partout dans leur empire.
De plus, ils amenaient de leurs gens pour repeupler le territoire conquis, c’est à-dire la Samarie, d’où l’origine des Samaritains avec lesquels les Juifs des tribus du sud, n’avaient pas de bonnes relations.
Éphraïm a donc été semé parmi toutes les nations, afin d’accomplir la prophétie du prophète Osée : ceux qui n’étaient pas son peuple, le sont devenus – Osée 2, 22 et Romains 9, 25.
Un jour la récolte sera complète alors que la totalité des païens sera entrée dans l’Église :
Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi, tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : le libérateur viendra de Sion, et il détournera de Jacob les impiétés – Romains 11, 25.
À suivre
Soyez bénis!
Mario